Actualités 2018

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Il se passe toujours quelque chose à la HEP-VS

PIRACEF
Carine Tripet Lièvre succède à Laurent Emery

Lausanne (pac) – avril 2018 : Pour sa 10ème rentrée, la formation romande PIRACEF s’est offerte un changement total des responsables, retraite des protagonistes oblige. Carine Tripet Lièvre succède ainsi à Laurent Emery pour représenter la HEP-VS.

piracefLa formation destinée aux Activités Créatrices et à l’Economie Familiale a mis sur le marché du travail durant cette dernière décennie quelque 250 professionnels issus des cantons de Berne francophone, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais. Ce programme de formation de 40 ECTS, dont les enseignements sont dispensés en cours d’emploi le mercredi sur 3 ans, conduit à une riche spécialisation. Les personnes détentrices d’une formation d’artisan y ajoutent 30 ECTS pour s’enrichir du savoir fondamental du métier d’enseignant pour l’enseignement de ces branches.

4 nouveaux membres du comité de pilotage
Durant des années, le Vaudois Denis Leuba, le Valaisan Laurent Emery et leur collègue de BEJUNE et de Fribourg ont marqué de leur griffe la mise en place de PIRACEF. Leur entrée en retraite a concordé avec celle du départ d’autres représentants cantonaux, tant et si bien que la représentante de la HEP-VS se retrouve dans un comité entièrement neuf présidé par la Vaudoise Rachel Attanasio, elle-même diplômée de la première volée de PIRACEF. Depuis 10 ans, c’est Patrice Clivaz qui, désigné par ses pairs du CAHR, ouvre la séance de présentation PIRACEF aux nouveaux étudiants. Le directeur de la HEP-VS a insisté sur le signal politique fort donné par le CAHR avec le succès de cette formation commune bien décentralisée sur l’espace romand, avec une partie des enseignements qui se tiennent à St-Maurice, pour des disciplines qui méritent une attention particulière. Quant à Mme Attanasio, elle a souligné le renforcement de l’identité des enseignants PIRACEF dans leur mission à assurer la formation de capacités transversales, notamment créativité et autonomie.

Photo : Les nouveaux étudiants valaisans PIRACEF en compagnie de Carine Tripet Lièvre et de Patrice Clivaz.

LITTERA Découverte
La HEP-VS au cœur des ateliers lecture

St-Maurice (pac) avril 2018 : La ville de St-Maurice, grâce au remarquable travail d’une équipe de passionnés, est au cœur de la littérature pour enfants et adolescents. La 14 ème édition de LITTERA Découverte a permis à la HEP-VS de s’impliquer à nouveau fortement dans une manifestation qui met la lecture au et dans le cœur de la jeunesse.

literaLe comité présidé par Mme Nicole Rappaz, avec en son sein l’enseignant spécialisé Fabrice Massy, comme responsable du concours y a présenté les résultats des 1200 écrits envoyés par des jeunes de toute la Romandie une sélection des meilleurs textes. Adèle Brodard, 13 ans de Fribourg y écrit avec beaucoup de tendresse «  Ca me revient. Nous sommes dans la cour de récré. J’étais un peu à l’écart d’un groupe de gens parfaits, écoutant sans écouter ce qu’ils disaient. Ca ne me dérange pas d’être seule. Mais à l’école, il ne faut jamais être seule ». Intervenant lors de la partie officielle, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, a rappelé la magie des mots tels que ceux d’Adèle, qui permettent de si bien passer aux trésors indispensables de l’imaginaire. Il a également félicité les étudiantes HEP-VS qui se sont fortement impliquées dans l’accompagnement des différents ateliers de lecture.

Photo : Les étudiantes HEP-VS à Littera Découverte.

Musique et évaluation au Cycle 3
Les professeurs des CO et « l’effet du hibou »

St-Maurice (pac) – avril 2018 : Les professeurs de musique sont contre la suppression des notes. La plaisanterie est connue. Ces derniers n’ont pas toujours la partie facile pour évaluer leurs élèves du Cycle d’orientation. Pour les aider, l’animation pédagogique musique de la HEP-VS sous la conduite de Claude-Eric Clavien a organisé en collaboration avec le Service de l’enseignement une excellente demi-journée sur le thème de l’évaluation.

IMG 4020Le riche exposé de Raphaël Pasquini de la HEP-VD est parti des limites posées par certaines grilles avec l’effet du hibou. Un élève futé peut ainsi remplir tous les critères posés par le maître et créer un hibou qui n’a rien d’un hibou. Ainsi, malgré des consignes détaillées, il pourrait obtenir une excellente appréciation tout en passant à côté du produit attendu et des apprentissages évalués. Il y aurait donc déficit de cohérence entre ce qui a été enseigné, ce que les enseignants pensent évaluer, ce qu’ils évaluent réellement et les résultats des élèves au regard des objectif en jeu, pour reprendre ce que Raphaël Pasquini a développé dans l’Educateur en avril 2017. Dans ce même axe de réflexions, un exposé sur un rappeur entre-t-il dans les acquis définis par le Plan d’étude qui lui-même parle d’objectifs très difficilement objectivables tels que tels que l’émotion, l’expression, la créativité ou les perceptions sensorielles ?

Les balises des bases légales
L’inspectrice Dominique Delaloye, également présidente de la Commission de branches Arts, rappela que toute une série de balises légales étaient à respecter comme la multiplicité et la traçabilité des évaluations. Autour du didacticien de la HEP-VS Jean-Maurice Delasoie et du Fribourgeois Pierre Etienne Sagnol, collaborateur pédagogique musique à la DICS, les professeurs de musique purent comparer leurs pratiques et évaluer une séquence audiovisuelle filmée par l’animation pédagogique dans une classe du CO de St-Guérin. Au CO, l’enseignement de la musique n’a qu’une heure par semaine mais la branche a un poids évident dans les décomptes annuels. Dans son mot de salutation, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, se félicita que l’animation pédagogique de la HEP-VS puisse apporter une aide aussi concrète et précieuse dans un champ essentiel où se côtoient automatiquement la puissante démarche méthodique des enseignants et la difficulté subjective du savoir à évaluer.

Photo : de g. à d. Jean-Marc Barras, Jean-Pierre Gaspoz, Dominique Delaloye, Raphaël Pasquini, Fabienne Romailler, Claude-Eric Clavien, Jean-Maurice Delasoie, Patrice Clivaz.

Your Challenge
Les enseignants de demain

Martigny (pac) – février 2018 : Chaque 2 ans Your Challenge accueille des milliers d’adolescents qui trouvent à l’exposition octodurienne un panel très exhaustif des métiers qu’ils peuvent choisir. Fédérations professionnelles et services d’orientation s’engagent au mieux pour présenter au public les avantages des différents parcours. Le stand de la HEP-VS figure parmi les passages obligés pour de nombreux jeunes. La HEP-VS s’est également illustrée cette année par une première historique qui a permis aux étudiants de 2ème année de fonctionner comme guide. Ils ont ainsi aiguisé leur connaissance du monde des métiers et affûté la capacité indispensable de gestion de groupes dans des conditions difficiles.

IMG 3918Sur demande de Claude Pottier, chef de la formation professionnelle, la HEP-VS a accepté de modifier son programme pour permettre à plusieurs classes d’entrer directement en contact privilégié avec le monde des métiers. Parmi les missions de l’enseignant figure la sensibilisation aux enjeux majeurs des choix de formation qui interviennent très majoritairement au cycle d’orientation. Claude Pottier présenta donc lors d’une séance préparatoire aux guides HEP-VS toute la pyramide des formations. La participation 2018 fut également un baptême du feu technique, puisque les étudiants de la HEP-VS travaillèrent avec une application sur natel, leur permettant de communiquer dans un environnement très bruyant avec la trentaine d’adolescents qui leur ont été confiés. Les étudiants de la HEP-VS ont accompli leur tâche avec bravoure, réagissant avec souplesse face à certaines difficultés, dont celles techniques, qu’il conviendra d’améliorer pour l’édition 2020.

Des inventeurs aux passerelles
Les questions au stand de la HEP-VS sont un baromètre des préoccupations des candidats potentiels. Parmi les questions fréquemment posées figurent celles des passerelles et des formations en emploi. Si la voie principale conduisant au bachelor d’enseignement primaire passe par la maturité gymnasiale, plusieurs autres chemins existent et la HEP-VS fait partie des HEP qui vivent fort bien cette mixité d’origine, avec un très bon taux d’étudiants provenant par exemple de la maturité spécialisée avec orientation pédagogie décernée à Monthey et à Brigue. Dans le même esprit, la possibilité de faire les études de master en cours d’emploi en Valais pour le secondaire semble maintenant bien connue. Tant les étudiants de la HEP-VS que le public apprécièrent également les travaux menés dans le cadre d’Explore-it avec la journée des inventeurs, elle-même fruit partiel de l’engagement de la HEP-VS.

Photo : Le chef de service Claude Pottier conduit les guides de la HEP-VS à travers Your Challenge.

Galerie d'images : Your Challenge

La HEP-VS au Forum des étudiants
Inscriptions ouvertes

Sierre (pac) février 2018 : Sur les murs et dans les journaux du canton, la HEP-VS vit la phase sensible des inscriptions. Chaque année, le Forum des étudiants à Sierre est un moment important. Divers stands et ateliers permettent aux hautes écoles de se présenter. Souvent on oublie qu’une haute école est dans un marché totalement ouvert et qu’il convient d’attirer les futures générations, d’autant plus que les besoins dans l’enseignement sont très vifs pour des métiers plus qu’intéressants.

forum-etudiantsRenée Sandmeiner et Efrem Kuonen pour le primaire, Hervé Barras pour le secondaire, Hans Aschilier et Jean-Marie Lavanchy pour l’enseignement spécialisé ont ainsi présenté aux étudiants des dernières années du gymnase et des écoles de commerce le charme et les conditions des différentes formations offertes par la HEP-VS. Cette rencontre traditionnelle est mise sur pied par l’orientation professionnelle de Daniel Cordonier. Elle permet en plus aux spécialistes de l’orientation de découvrir les récentes modifications, comme celle apportée par la HEP-VS pour le bachelor primaire avec la réorganisation progressive des exigences bien connues d’un tiers de la formation dans l’autre langue cantonale pour le bachelor primaire.

Photo : Renée Sandmeier et Hervé Barras renseignent les futurs candidats.

La HEP de Thurgovie en visite à la HEP-VS
Un canton derrière sa haute école

Brig (pac) – février 2018 : La direction de la HEP-VS a déjà été reçue à Kreuzlingen à la HEP Thurgovie. Lors de cette visite il fut possible de constater le très fort engagement du canton pour sa HEP, avec par exemple de fantastiques investissements dans un bâtiment de plus de 40 millions de francs. L’accueil de la direction de la HEP TG par la HEP-VS a permis de comparer le degré d’avancement des deux HEP dans le processus d’accréditation institutionnelle avec pour le Valais la grande satisfaction de l’acceptation récente à l’unanimité du Parlement valaisan des modifications de la Loi sur la HEP-VS, porte d’entrée de l’accréditation.

thurgauLa HEP-VS ne joue pour le moment pas tout à fait dans la même ligue que la HEP TG en ce qui concerne les bâtiments. Ses 8 bâtiments ont tous au moins 50 ans et le seul investissement qui a été réalisé dans les 15 dernières années comprend 2 millions pour la sécurité sismique. Hormis le bâtiment Regina Mundi à St-Maurice, la HEP-VS loue ses locaux et les investissements ont été intégrés dans les locations. Hans Munz, président du Conseil de la Haute école pédagogique de Thurgovie et Priska Sieber, Directrice de la HEP-TG découvrirent donc en Valais une autre situation que celle de la Thurgovie. Dans ce canton, le souverain a accepté en deux fois de très hauts investissements pour un remarquable bâtiment au bord du Lac de Constance. La comparaison pour les autres domaines démontre par contre que par exemple en ce qui concerne l’offre de formation ou l’organisation, les deux HEP sont très semblables.

La HEP-VS avec la Romandie et la HEP de Thurgovie avec  l’université allemande de Constance
Les deux HEP appartiennent aux HEP de taille moyenne en Suisse et toutes les deux ont une offre de formations très large. La HEP-VS est très engagée dans le cadre de la collaboration avec les didactiques romandes DIDRO. Pour la formation au niveau secondaire et pour certaines branches, ce sont ainsi les mêmes professeurs qui enseignent tant à l’Uni Genève qu’à la HEP-VS à St-Maurice. Etudiants et professeurs se déplacent ainsi sur l’espace d’un site à l’autre. En Thurgovie la HEP-TG finance directement des chaires en Allemagne voisine. Par ce biais, des étudiants suisses peuvent ainsi suivre une partie d’enseignement en Allemagne. La HEP-TG a environ 700 étudiants et un budget de 34 millions et la HEP-VS environ 550 étudiants avec 14 millions. La HEP-TG assume toutefois une série de prestations comme la médiathèque ou le centre informatique qui ne sont pas dans les responsabilités de la HEP-VS. 

L’engagement du Conseiller d’Etat Darbellay
La visite de la délégation de Thurgovie fut une occasion pour le chef du Département de visiter le bâtiment administratif de Brigue. La comparaison entre les deux HEP fut riche d’enseignement. Les deux institutions se trouvent au bord de la Suisse, dans des cantons à tradition rurale et les deux gouvernements ont mis l’accréditation institutionnelle dans leurs priorités. Le Conseil d’Etat Christophe Darbellay souligna l’importance d’un ancrage cantonal de la formation des enseignants. Il put se faire une bonne idée du niveau de préparation des deux institutions dans le cadre de l’accréditation et prit la mesure des efforts spéciaux en termes de ressources, qu’il convient de prendre pour y arriver, afin d’éviter les non-désirées « conditions » si le dossier n’est pas suffisant.

Photo : de g. à d. Peter Summermatter, Priska Sieber, Fabio Di Giacomo, Christoph Darbellay, Hans Munz, Marcel Blumenthal, Patrice Clivaz. 

Développement professionnel des étudiants
Hervé Barras entre le virtuel et le présentiel

St-Maurice (pac) – février 2018 : Les midis de la recherche ont questionné en ce début février le cœur de l’activité de la HEP-VS. Dans une HEP, il paraît évident que l’on aime l’école. Alors comment faire passer les étudiants d’une stratégie d’apprentissage en surface, qui permet de redire au bon moment la matière sans la conserver à long terme, à une stratégie en profondeur, qui rend les apprentissages pérennes. Le psychologue Hervé Barras y a présenté devant une belle quinzaine de collègues plusieurs études menée à la HEP-VS.

thumb developpe proApprofondissant les méandres des motivations individuelles, Hervé Barras partit de diverses études qui laissent entendre que, malgré les choix ciblés effectués, à l’université les étudiants qui débutent avec une volonté d’apprendre en profondeur, mais ils migrent rapidement vers de l’apprentissage stratégique en ne faisant que ce que l’enseignant leur demande afin de maximiser leur « performance » lors de l’évaluation. En conséquence, l’enseignant peut jouer un rôle non négligeable dans le choix stratégique de l’apprentissage de ses étudiants en proposant des tâches favorisant un apprentissage profond.

Le déficit d’image de la théorie
Commentant diverses études réalisées dans le cadre de la HEP-VS, Hervé Barras constata que nombre d’étudiants de HEP, après une quinzaine d’années d’expériences personnelles marquées par un contact quotidien avec la pratique enseignante, demandent paradoxalement encore plus de pratique et mésestiment à priori l’apport des sciences de l’éducation. L’importance des jeux de régulations fondés non seulement sur l’exemple éloquent des maîtres de stage, mais sur la confrontation avec des concepts scientifiques fondateurs, est très importante. Dans ce cadre, il apporta une comparaison très intéressante entre des phases d’étude en présentiel et en classe virtuelle. Si le virtuel dégage évidemment moins de « chaleur humaine », il produit des régulations de niveau plus élevé et contribue au développement professionnel des étudiants. 

SHS, bien-être scolaire et arts visuels
Les prochains midis de la recherche seront consacrés le 5 mars aux SHS, le 16 avril au bien-être scolaire et le 28 mai aux arts visuels.

Photo : Hervé Barras présente ses recherches. 

Le tourisme va à l’école – L’école fait du tourisme
Kickoff du projet « Ecole et Tourisme »

St-Niklaus (dhi) – janvier 2018 : Le 31 janvier, le kickoff du projet "Ecole et Tourisme" a eu lieu dans le bâtiment du cycle d’orientation de St. Niklaus. Grâce à la collaboration des écoles de Saas, Zermatt, St-Niklaus Grächen et Naters avec la HEP VS, des supports pédagogiques adaptés aux spécificités du tourisme valaisan seront produits dans les mois à venir.

Kickoff S_und_T_2Les personnes impliquées dans le projet attendaient avec impatience et enthousiasme le kickoff du projet. Roger Anthamatten, président de l'association "Ecole et Tourisme", a souhaité la bienvenue aux participants. Il a fait le point sur le développement du projet et clarifié l'ancrage du tourisme en Valais. Par la suite, Konstantin Bumann, chef de projet, a décrit les conditions cadres et les détails de l'organisation du projet, Andrea Boltshauser, cheffe de projet à la HEP VS, a expliqué l'emploi du temps et les aspects didactiques qui sous-tendent l'élaboration du matériel pédagogique.

Beaucoup d'engagement et des perspectives diverses
Les différents discours prononcés par les directeurs d'école, l'inspecteur scolaire Urs Stoffel, Janosch Hugi du World Nature Forum et les enseignants du groupe de travail ont démontré de manière impressionnante le grand intérêt et l'énergie positive qui prévaut. Ainsi les leçons apprises dans le secteur du tourisme et les idées possibles ont déjà été discutées. Les discussions animées se sont poursuivies dans l'ambiance chaleureuse d'un apéritif. 

Un concept pédagogique pour le développement durable
L'idée des unités d'apprentissage à développer repose sur le concept de "l'éducation au développement durable". Du primaire au secondaire, les apprenants devraient travailler sur les aspects sociaux, écologiques et économiques du tourisme et ceci leur permettra de façonner l'avenir de manière durable. Les éléments pratiques et scientifiques sont étroitement liés grâce à l'étroite collaboration des directions des écoles, des enseignants, du World Nature Forum et des responsables de l’HEP VS. Le but est la mise en place d'une plate-forme d'apprentissage. L'élan acquis est maintenant transposé dans la phase intensive de travail jusqu'en 2019 afin de produire un concept d'enseignement de haute qualité.

Photo : Pino Mazzone (SD, Zermatt); Daniel Föhn (SD Schulen Saas); Andrea Pfeifer (AG, St. Niklaus-Grächen); Peter Summermatter (PH-VS); Leo Schuler (SD Zermatt); Kilian Summermatter (SD Naters); Andrea Boltshauser (PH-VS); Roger Anthamatten (SD St. Niklaus-Gräschen); Konstantin Bumann (SD Saas-Fee). 

Vintage Christmas à la HEP-VS
Un succès digne de l’Inverna

St-Maurice (pac) janvier 2018 : Le comité des étudiants emmené par Yann Cazorla redouble d’inventivité. Dans la foulée de la fameuse Despedida, ce qui a également risqué de s’appeler un temps « Inverna » est devenu un superbe Vintage Christmas. Plus de 120 étudiantes et étudiant ont ainsi transformé leur HEP-VS pour fêter la fin du semestre d’automne.

20-christmasLes deux professeurs de Brigue Mathias Oggier et Alain Metry ont accompagné cette soirée dans un stand qui a été fort couru et qui a permis de découvrir des goûts et des saveurs d’antan.  Saluant l’assistance pour cette première historique, le directeur Patrice Clivaz s’est réjoui que la sérieuse et appliquée maison HEP-VS puisse également servir à des réjouissances qui resserrent les liens entre les étudiantes et les étudiants. Le comité des étudiants de la HEP-VS se veut une plate-forme qui favorise la collaboration avec la direction et la solidarité dans la maison. Yann Cazorla, Bastien Sozio, Mélanie Leuenberger, Estelle Rogivue, Emilie Bressoud, Kevin Flury et Arman Saïdi avaient ainsi choisi un thème un peu « rétro » qui a démontré qu’une belle élégance peut vraiment créer l’ambiance.

Photo : les organisateurs en compagnie du directeur Patrice Clivaz et des deux professeurs Alain Metry et Mathias Oggier.

Les écoles de St-Maurice et la HEP-VS explorent les neurosciences
Sommeil et exercices physiques

St-Maurice (pac) – janvier 2018 : Première historique pour les  écoles de St-Maurice et la HEP-VS qui ont organisé une demi-journée de conférences visant à esquisser un dialogue entre éducation et neurosciences. Cinquante personnes ont dû suivre les exposés en streaming dans d’autres salles, tant le succès du sujet a été considérable avec plus de 190 personnes dans la grande salle de la Tuilerie. La qualité de l’environnement social influence jusqu’au développement des gènes, on peut apprendre à tout âge et il y a plusieurs systèmes de « mémoires », pour citer quelques lignes forces de cette riche rencontre.

neurosciencesDans son introduction, Alain Grandjean, directeur des écoles de St-Maurice insista sur la clé d’entrée indispensable à l’apprentissage de la mémoire que constitue la lecture. Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, mit le doigt sur le caractère fantastiquement complexe du cerveau et souligna le rôle de la HEP-VS dans la réflexion sur les savoirs au service de la cité, tant par les conférences du lundi, les midis de la recherche ou l’excellentes collaboration représentée par cette conférence commune sur les neurosciences. Andrea Brioschi Guevera présenta une conférence inaugurale qui rappela une série d’éléments essentiels liés à la mémoire. Une bonne hygiène de vie avec du sommeil en suffisance et de l’exercice physique régulier contribuent ainsi au fonctionnement optimal des différentes mémoires dont chaque être humain est doté, de la mémoire à court terme à la mémoire épisodique et procédurale.

Des compétences antérieures et périphériques comme leviers pour la lecture
Introduit par Nicolas Bressoud au nom du Groupe lecture de St-Maurice auquel participent nombre des professeurs de la HEP-VS (dont entres autres Jean-Marc Gomez, Hervé Barras et Philippe Gay), Pascal Zesiger de l’Université de Genève se pencha sur les merveilleux mécanismes liés à l’apprentissage de la lecture.  Il cita une étude américaine somme toute assez triste qui démontre une corrélation entre le revenu des parents et la richesse du lexique des élèves et rappela également l’importance de l’existence de livres dans l’environnement de l’enfant. Pour arriver à lire, le cerveau du petit être humain doit d’abord apprendre à identifier les mots écrits en passant un circuit occipito-temporal qui est également responsable de reconnaître les objets et les visages. Partant de l’examen d’enfants ayant des difficultés telles que la dyslexie, Pascal Zesiger démontra que l’entraînement comportemental peut normaliser les mécanismes cérébraux impliqués dans la lecture. Transposant résultats de recherches sur la pratique enseignante, il recommanda après trois mois d’apprentissage de la lecture en 3H, en regard avec les très importants écarts constatés dans les compétences langagières au sein des classes, que soit créée une structure différenciée qui prend en charge les enfants en difficulté et leur apporte un appui spécifique sur une certaine période avant d’entrer dans une étape thérapeutique pour les élèves encore en déficit à la suite de cette première phase d’aide. 

Elena Lucciarini, mission impossible
La table ronde finale permit à Elena Lucciarini, enseignante et journaliste, de focaliser le débat sur la mission impossible qui consisterait à faire face au défi de l’apprentissage de la lecture s’il faut des enfants reposés et bien nourris chaque matin ainsi que des structures qui permettent de différencier avec un enseignant spécialisé et du temps supplémentaire. Olivier Solioz, président de la SPVAL insista sur la disparition annoncée par l’OMS des  « dys » et en appela aux autorités pour du temps et des soutiens supplémentaires. Catherine Tobola de la HEP-VS souligna que quoi que l’on fasse, le passage par des gammes phonologiques de base était indispensable et que tout le jeu de l’enseignant était de rendre agréable et émotionnellement positifs ces passages obligés. Sandrine Roch, logopédiste,  interpellée par la meneuse de jeu sur les  compétences scientifiques des enseignants, constata que c’est surtout dans la collaboration entre les généralistes et les spécialistes que des solutions peuvent être trouvées. Le public ne se priva pas ensuite de questions très pertinentes : Comment améliorer l’hygiène de vie par des mesures simples lors de la journée de classe ? Y-a-t-il des palettes d’exercices qui pourraient préparer dans le préscolaire le cerveau à la lecture ? Pascal Zesiger répondit qu’il était possible d’améliorer la reconnaissance des lettres en entrainant la conscience phonologique sur les sons isolés, les rimes, les intrus ou les chaînes sonores et qu’il fallait se méfier de certains produits prétendument miracles. Apportant le mot de conclusion, Jean-Claude Aymon, inspecteur scolaire, fit un lien avec une étude réalisée à Vollège-Levron, à laquelle a également participé la HEP-VS, étude qui constate que la violence de certains élèves est corrélée avec des compétences langagières de niveau inférieur. Il rappela ainsi la force d’une approche la meilleure possible dès le début de la scolarité pour un apprentissage de la lecture et termina avec le lien entre mémoire et motivation. En matière de motivation pour aborder encore mieux la relation entre éducation et neuroscience, une telle manifestation de qualité peut jouer un grand rôle.

Photo : les organisateurs, conférenciers et responsables de la journée. 

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