40 ans de la Fédération des associations de parents du Valais romand (FRAPE VS)

La HEP-VS au cœur d’un débat passionnant sur la relation entre parents et enseignants

St-Maurice (pac) mars 2017 : Tistan Mottet préside la fédération qui rassemble les associations de parents des diverses régions du Valais romand. Depuis 40 ans cette association joue un rôle de partenaire constructif vis-à-vis des partenaires que sont les directions d’école, les formateurs d’enseignants et les enseignants. Pour célébrer le quarantième, l’association a invité grâce à l’appui de la HEP-VS le psychologue français Jean-Luc Tournier, lequel a abordé avec une pertinence pragmatique la complexe relation entre les enseignants et les parents.


2017 mars 40ans FRAPE 300 2Les représentants des associations de parents du Valais romand ont d’abord été accueillis par le Directeur de la HEPVS qui a rappelé que la HEPVS portait un soin particulier à la formation de futurs enseignants à même de construire avec les parents une relation empreinte de respect mutuel et de prise en compte des limites apportées par la pratique d’un métier de l’humain. La HEP-VS essaie d’agir pour construire des personnalités solides, à même de faire face à des attentes marquées par la grande affection naturelle des parents vis-à-vis de l’être si cher qu’ils confient au bon soin de l’école publique, tout en ne cédant pas sur des principes éducatifs fondamentaux marqués par des éléments simples comme une certaine discipline et une ardeur au labeur.

Les fameux entretiens enseignants-parents
Jean-Luc Tournier centra son exposé sur les moments-clés de la relation parents-enseignants que sont prioritairement les divers entretiens. Stimulant le public à partir de situations réellement vécues, il survola le panel des difficultés, des binômes d’enseignants qui voient une appréciation idéale d’un côté à son contraire de l’autre, ce qui peut conduire l’enfant à rentrer souvent, selon un témoignage d’une maman, en pleurant. L’analyse Tournier démontra combien de petits détails passant par le regard et le non-verbal peuvent perturber une relation. Cela démontre l’importance pour l’enseignant d’être à même d’agir selon les principes d’une pratique réflexive qui permet l’analyse la plus fréquente possible par rapport aux gestes professionnels. L’influence des fratries qui se succèdent chez un même enseignant, avec les avantages et inconvénients d’une prise de connaissance des dossiers antérieurs fut également évoquée, de même que le subtil jeu de la présence parentale double lors des entretiens. A une question dubitative d’un papa qui avait prévu de simplement accompagner sa femme pour un entretien, sans avoir une conviction de possibilité de réussite, Jean-Luc Tournier déclara tout de go « Alors n’y allez pas », ou « prenez le lead de la discussion ».

L’école et les trains qui partent
Son message sur les « trains qui partent » paraphrasa le fait que l’école ne peut pas toujours s’arrêter pour attendre tous les cas singuliers. Seul le cercle restreint de la famille peut retenir quelque peu le grand mouvement ferroviaire de la vie. Face aux difficultés, un des rôles de l’enseignant est hélas de trouver les mots justes pour parfois dire non pas des mots qui « font du mal », mais « qui font mal », ceci dans le cadre d’une mission de formation toujours noble mais parfois rude. Elle veut promouvoir le maximum mais elle doit être à même trancher en offrant des solutions idéales d’une autre réalisation heureuse par rapport aux aspirations de chacune et chacun.

Photo : Derrière de g. à d.  Vivianne Pellouchoud, membre du comité, Patrice Clivaz, directeur de la HEPVS, Anne-Laurence Franz, membre du comité, Bashkim Ajeti, membre du comité  et devant de g. à d. Jean-Philippe Lonfat, chef du service de l’enseignement, Jacqueline Lashley, présidente de la Fédération romande et tessinoise des parents, Tristan Mottet, président de la Fédération et Didier Solioz, président de la SPVAL