Actualités 2018

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Il se passe toujours quelque chose à la HEP-VS

La HEP-VS coorganise le congrès OPHRIS 
Le Valais sous la loupe de l’inclusion-intégration

Bramois (pac) – août 2018 : Le Valais est un précurseur dans le domaine de l’inclusion/intégration des élèves en situation de handicap. Rappelant ce constat Guy Dayer, chef de l’office de l’enseignement spécialisé fit un lien fort entre la géographie du Valais et le pragmatisme de la vision valaisanne. Pour traiter de manière générale de ce thème, la HEP-VS a participé comme co-organisatrice au premier congrès OPHRIS pour « Observatoire des pratiques sur le handicap » hors de France. Une centaine de spécialistes de Suisse et de l’étranger, dont la majorité de la nouvelle volée du master 2018-2021 enseignement spécialisé à la HEP-VS emmenée par le chef de filière Jean-Marie Lavanchy, ont vécu de riches moments scientifiques et d’émouvantes évocations humaines sous la conduite Marie-Paule Matthey de la HEP-VS.

20180-08-29 colloOphriLors de la Table ronde finale, Gérard Aymon, directeur du petit Cycle d’orientation d’Hérens démontra avec des exemples concrets combien la présence d’un élève souffrant de difficultés particulières peut sublimer toute une situation, moyennant la présence d’une fibre sociale et d’un plaisir au partage et au vivre ensemble. En citant Serge Ebersold et un proverbe africain, Gérard Aymon a montré l’importance de l’environnement : « pour éduquer un enfant, il faut un village » autrement dit, « faire environnement ». comme l’a mentionné Serge Ebersold dans sa conférence. Ces beaux exemples n’occultèrent pas le débat scientifique et politique généré par la présence dans les classes ordinaires d’un nombre croissant d’élèves « particuliers » qui peuvent être sources de tensions pour le reste de la classe. Tous ces thèmes se sont inscrits parfaitement dans ce 8ème colloque international dit OPHRIS pour « Observatoire des Pratiques sur le Handicap –  Recherche et Intervention Scolaire » qui s’est tenu à l’Institut Kurt Bösch à Bramois sous la responsabilité commune de l’Université de Genève et de la HEP-VS. Le colloque a présenté des recherches et des pratiques en France, Belgique, Suisse et au Québec, avec des questionnements et des réflexions partagés par des chercheurs de tous ces pays.

Les besoins de l’enfants versus les besoins des enseignants
Manuela Salamin, présidente de l’association des enseignants spécialisés, mit l’accent sur le « silence des transformations » auxquelles assistent les enseignants spécialisés qui doivent dans leurs interventions tenir compte des besoins de l’enseignant ordinaire qui a face à lui un groupe classe qui avance ensemble, dans lequel il permet à l’élève en situation de handicap de trouver sa place et d’avancer avec le groupe. Alexandre Dayer, enseignant généraliste, constata que la présence d’élève en situation de handicap développe le potentiel d’innovation du généraliste en boostant les pratiques. Il insista sur l’importance de l’empathie et de la bienveillance. Le débat qui suivit releva que l’enseignant généraliste est le spécialiste de l’enseignement, la gestion du groupe classe et qu’il a des compétences spécifiques par rapport aux autres professionnels agissant dans l’école. Il démontra également les bienfaits de la présence d’un enfant en situation de handicap dans une classe ordinaire dans la prise de conscience de la relativisation des difficultés qui émaillent la vie des élèves.

Photo : les participants à la Table Ronde, de g. à d : Coralie Delorme,  Alexandre Dayer, Guy Dayer, Gérard Aymon, Manuella Salamin et Marie-Paule Matthey.

Des robots mobiles pour aider des élèves alités

St-Maurice (pac) août 2018 : La HEP-VS est continuellement active sur le terrain des nouvelles technologies de l’apprentissage. Avec le robot «Distanzia», selon le nom provisoire que lui a donné le directeur Patrice Clivaz, un élève alité peut suivre en interaction un cours.

2018-robo-krankRomaine Carrupt, professeure à la HEP-VS, pilote ce projet de recherche-développement. Les premiers essais sont encourageants. Grâce à Distanzia, un élève malade est virtuellement présent dans la classe par le biais du discret appareil sur roues doté d’un micro. Il peut diriger cet appareil par écran interposé depuis son domicile. Il voit en live ce que le professeur présente et peut interagir avec les autres élèves.

Photo : La HEP-VS teste le Distanzia.

Le Dies de l’accréditation 
La HEP-VS se prépare activement

St-Maurice (pac) – août 2018 : La HEP-VS a prévu d’entamer sa procédure d’accréditation institutionnelle, à laquelle sont soumises toutes les hautes écoles, au printemps 2019. La séance de rentrée académique pour tout le personnel, le « Dies academicus », s’est concentrée totalement sur la préparation de ces moments historiques.

Dies AcademicusDans son introduction à la journée, le directeur de la HEP-VS Patrice Clivaz, mit l’accent sur certaines préoccupations de la direction liées à la conformité de la HEP-VS en termes de ressources et d’infrastructures par rapport aux exigences des standards d’accréditation. Il insista également sur la prise en compte du profil spécial de chaque institution.

Un fort engagement du Département
La présence de Christophe Grolimund, directeur de l’Agence nationale AAQ qui effectue les accréditations institutionnelles, comme un des orateurs principaux de ce dies, est un honneur pour la HEP-VS. Le directeur de l’AAQ se montra rassurant sur la prise en compte des particularités de chaque institution, tout en insistant sur l’importance de l’autoévaluation à réaliser par la HEP-VS, étape première du processus après celui couronné d’un beau succès du passage unanime et indispensable au Parlement valaisan pour l’octroi de la personnalité juridique autonome à la HEP-VS. Deuxième orateur du jour, Jacques Pilloud, co-responsable du Centre qualité de la HEP-VD présenta l’état des travaux de la grande institution vaudoise et voisine.  La HEP-VD vient de terminer son autoévaluation et le travail à réaliser en interne est impressionnant. Apportant les salutations officielles du Département, le chef du Service de l’enseignement Jean-Philippe Lonfat confirma les excellentes nouvelles de la bonne avancée des projets de nette amélioration des bâtiments éparpillés construits dans les années cinquante, dans lesquels doit travailler la HEP-VS. Par le biais d’ateliers bilingues, le personnel de la HEP-VS put se pencher sur le cœur même de l’accréditation, à savoir le système qualité qui permet les boucles de régulation.

Photo : de g. à d. Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, Jacques Pilloud, co-responsable du Centre qualité de la HEP-VD, Christoph Grolimund, directeur de l’AAQ, Christoph Salzmann, responsable du groupe qualité de la HEP-VS, Fabio Di Giacomo, adjoint de direction HEP-VS, Jean-Philippe Lonfat, chef du service de l’enseignement et Peter Summermatter, adjoint de direction HEP-VS.

HEP-VS - Sur le pont depuis le début août

St-Maurice (pac) – août 2018 : Le rythme trépidant de la HEP-VS ne s’arrête quasiment jamais. A peine les derniers examens terminés à mi-juillet ont débuté le 6 août les journées d’introduction pour les formations du secondaire. Puis se sont succédé une série de cours de formation continue et de formation PF.

2018-08-14 cours_été-133656Les formations à temps partiel et en cours d’emploi du secondaire ont ceci de particulier qu’elles occupent des créneaux horaires inhabituels. Antoine Mudry, Romaine Carrupt et Nicolas Bressoud ont ainsi assuré une sorte de viatique de base pour permettre aux nouveaux enseignants-étudiants qui ont de l’emploi dans les écoles de bien débuter l’année scolaire.

L’enseignement spécialisé avec Gisèle George
Pour ne citer que quelques éléments du programme de ce début août, à côté de cours de langues, l’enseignement spécialisé a bénéficié de l’apport de la spécialiste française Gisèle George. Les animateurs Simon Glassey et Christian Moulin, accompagné du didacticien Ismail Mili introduisirent les formateurs F2 aux nouveaux moyens de mathématique I-II H et à la plateforme « ESPER », tandis que Jean-Marie Lavanchy accueillait les formations des MF.

Photo : de g. à d.  Florence Constantin, Simon Glassey et Aude Varray.

Berkan Kutlu
De la HEP-VS au FC Sion

Brig (pac) juillet 2018 : Berkan Kutlu a passé une année à la HEP-VS comme stagiaire MPC. Il a pu combiner sa formation et un entraînement intensif en football. Cela lui permet dorénavant d’intégrer en tant que professionnel les espoirs du FC Sion.

HEP FC_SionLa HEP-VS essaie de jouer au mieux son rôle d’entreprise formatrice avec chaque année entre 4 et 6 apprentis et stagiaires. Berkan Kultu fait partie de ces jeunes qui lient une relation privilégiée avec la HEP-VS. Après l’école de commerce, il vient de terminer son année de stage qui lui a permis entre autres de découvrir tous les aspects administratifs de la formation des enseignants. Ses excellents résultats sportifs et la succession impressionnante d’entraînements tous les jours lui ont permis d’intégrer le contingent du FC Sion.

Photo : Eliane Rausis, secrétaire à la HEP-VS et Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS entourent Berkan Kutlu.

Le cinéma à la Despedida

Vétroz (pac) juillet 2018 : La Despedida est ce grand moment de convivialité qui réunit à la fin du semestre étudiants et professeurs de la HEP-VS. L’édition 2018 a été placée sous le thème du cinéma.

Despedida cinema_2018Le comité d’organisation emmené par le président de l’association des étudiants, Yann Cazorla, a parfaitement huilé le scénario de cette traditionnelle soirée festive. Tant en corsaire des Caraïbes qu’en aventurier de l’arche perdue, les étudiants de la HEP-VS ont su créer une superbe ambiance. Au jeu de la reconnaissance des musiques de film, ils ont de plus été largement plus affûtés que la belle délégation professorale.

Photo : de g. à d., Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, Yann Cazorla, président de l’association, Bastien Sozio, vice-président, Mélanie Leuenberger, Laurent Vouillamoz, Tiffany Schnyder, Estelle Rogivue et Kevin Flury, membres du comité.

Bogotà ou la gestion de l’imprévu au service du développement professionnel

St-Maurice (pac-dpb) – juillet 2018 : La HEP-VS propose depuis des années aux étudiants du quatrième semestre d’effectuer un stage en Amérique du Sud, à Bogotà.

Bogota 2018L’école dans laquelle a lieu le stage est le Colegio Helvetia, école suisse privée, subventionnée par la Confédération dont le Valais et le canton de Berne sont cantons parrains puisque l’école de Bogota est la seule au monde qui à côté de l’espagnol, enseigne dans les deux langues, le français et l’allemand. Les élèves sont issus d’un milieu social privilégié. Le stage dure quatre semaines. Danièle Périsset, professeure à la HEP-VS, a accompagné les 12  étudiants et a procédé aux diverses supervisions, comme si les étudiants étaient restés en Suisse.

Les étudiants découvrent un autre monde pédagogique
L’école suisse de Bogota est grande. Elle accueille des enfants dès 3 ans et jusqu’à la maturité (bachillerato). Les élèves suivent les cours selon un horaire continu dès 7 h 15; un repas est servi à midi et ceux qui n’ont pas de cours l’après-midi ont la possibilité de participer à des activités organisées par l’école (karaté, robotique, ballet, natation, roller…). En classe, les élèves bougent beaucoup et toutes ces nouveautés mêlées à l’altitude élevée, à savoir 2640 mètres, font que le soir, aux dires des étudiants de la HEP-VS de retour de ce fantastique dépaysement, une fatigue certaine conduit à demeurer sagement chez soi. La délégation valaisanne en Amérique du Sud a également appris à faire preuve d’une grande capacité d’adaptation, avec les fréquentes modifications de l’horaire, des classes relativement grandes, jusqu’à 32 élèves en 1H, et une mentalité qui change. Etre en Colombie, c’est aussi l’opportunité de découvrir ce pays  au climat pluvieux et frais qui a tant à offrir, qui a côté de la mégapole de Bogota continuellement saturée de trafic à toutes les heures de la nuit et du jour, a des endroits comme le bord de la mer des caraïbes à Carthagène.

Photo : Les étudiants de la HEP-VS à Bogota en compagnie de Yves Auckenthaler, directeur du niveau 2, répondant CHB du stage des étudiant-es de la HEP-VS, avec son assistante Alisson Galvis.

Le Valais et la Vallée d’Aoste
Concrétiser la convention

St-Maurice (pac) – juin 2018 : En février 2018, par la signature du Conseiller d’Etat Christophe Darbellay et celle du directeur de la HEP-VS Patrice Clivaz, le Valais a scellé une convention à teneur pédagogique avec la Région Autonome de la Vallée d’Aoste et l’université de la Vallée d’Aoste. Une récente journée de travail à St-Maurice a permis de poser toute une série de projets et de mesures concrets, tant pour les deux langues cantonales que pour le patois parlé dans les deux côtés du St-Bernard ainsi pour le dialecte du Walser-Tiitsch parlé à Gressoney.

2018-Aoste en_VS-IMG_4340Coordonnée par Gabriella Vernetto, Edmund Steiner et Fabio Di Giacomo, cette journée de travail a mis en relation les responsables des filières et de la formation continue des deux côtés du St-Bernard. Le président de la fondation du patois Marius Dumoulin y a également participé, de même que Michel Beytrison adjoint au Service de l’enseignement ainsi qu’une dizaine de responsables valdotains emmenés par Gabriella Vernetto.

Un postulat Monnet-Terretaz
Lors de l’accueil de la délégation valdotaine, tant en franco-provençal, français, italien qu’en dialecte haut-valaisan, le directeur de la HEP-VS, Patrice Clivaz démontra les grandes parentés qui existent entre les deux vallées alpines directement voisines. Fabio Di Giacomo rappela que la démarche permettait de concrétiser un ancien postulat en imaginant un échange d’enseignants en formation de base ou continue tant à Aoste, Brig ou St-Maurice. Le discours sur la sensibilité pour les minorités linguistiques fut omniprésent durant la journée puisque le Val d’Aoste italophone et francophone connaît encore une belle présence du franco-provençal et même une petite colonie Walser qui parle le même dialecte germanique que de l’autre côté, à Zermatt ou Saas Fee. Une prochaine rencontre à Aoste doit permettre de détailler les divers projets qui devraient pouvoir être mis en valeur lors d’une rencontre symbolique en automne 2018 entre les autorités des deux régions à l’hospice du Grand St-Bernard.

Photo : Valaisans et Valdotains à St-Maurice.

Master en enseignement spécialisé
3 ans à temps partiel

St-Maurice (pac) juin 2018 : Le master en enseignement spécialisé de la HEP-VS a ceci de particulier qu’il se déroule en emploi. La 4 ème volée 2015-2018 arrive en fin de formation et c’est autour d’une sympathique grillade que les étudiantes et étudiants ont vécu ces derniers moments à la HEP-VS.

2018-Mas-Ens spéc_4301Pilotée pour la partie francophone par Jean-Marie Lavanchy et pour la partie germanophone par Hans Aschilier, cette formation menée à St-Maurice et Brig de concert avec la HEP VD a trouvé sa vitesse de croisière. Les inscriptions pour la volée 2018-2021 ont été un succès et les besoins du terrain conduisent la HEP-VS à envisager une cadence de début de formation plus rapprochée.

Photo : Les professeurs Jean-Marie Lavanchy et Marie-Paule Matthey en compagnie de la promotion romande 2015-2018.

Des futurs étudiants slovènes en pédagogie à la HEP-VS
Un Haut-Valais comme professeur

Brig (pac) – juin 2018 : Le Natersois Daniel Eyer vit depuis 12 ans en Slovénie. Il enseigne la musique dans un séminaire pédagogique de Ljubljana. Dans le cadre d’une semaine-projet, il a accompagné 44 étudiants en Valais. Grace à Daniel Eyer, un intéressant échange entre la HEP-VS et la Faculté de pédagogie de Slovénie a pu se mettre en place.

2018-slovenia-brig-IMG 4327La délégation de Slovénie a pris ses quartiers durant le séjour à l’hospice du Simplon. A Brig, les Slovènes ont visité la Haute école pédagogique et l’Ecole supérieure de commerce, ceci sous la conduite de Reinhard Eyer. Ce dernier est marié à une Slovène, papa de 3 enfants et habite à Ljubljana.

Géographie de la Suisse et modalités de formation
Le directeur de la HEP-VS, Patrice Clivaz compara en plusieurs langues la Slovénie et la Suisse. La Slovénie est deux fois plus petite que la Suisse et elle est organisée de manière très centralisée. Les jeunes Slovènes purent ainsi constater que dans le cadre de la formation des enseignants, la Suisse ne travaille pas avec de grandes universités, mais avec des hautes écoles décentralisées et très proches du terrain. Avec l’année de maturité professionnelle à option pédagogique le Valais dispose d’une structure assez proche de celle de la Slovénie. La visite du musée consacré à la garde pontificale dans le fort de Naters permit de démontrer la volonté de la Suisse de bien protéger son indépendance et ses particularités.

Photo : Les futurs étudiants en pédagogie à droite de Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, Peter Summermatter, adjoint de direction et les professeurs slovènes Daniel Eyer, Mascha Kosem et Maniza Mivskek.