Actualités 2017-2018

Brig
Madame Arnold prend sa retraite

Brig (pac) janvier 2018 : Ce n’est pas tous les jours qu’un membre du personnel de maison cesse son activité. La ressortissante de Simplon Village Doris Arnold est présente à la HEP-VS depuis de nombreuses années et elle a pris sa retraite.

pensionPatrice Clivaz pour la Direction et Mathias Oggier pour les collaborateurs de la HEP-VS prononcèrent les mots de remerciements. Le contact quotidien avec le personnel conduit à de très agréables rapports humains et madame Arnold a constamment accompagné avec beaucoup de soin le développement de la HEP à Brigue.

Photo : Peter Clausen, René Providoli et Patrice Clivaz remercient Madame Arnold.

L’importance du mouvement et du ludique dans les théories de l’apprentissage
St-Maurice dans la neige

St-Maurice (pac) décembre 2017 : La HEP-VS est certainement la seule HEP de Suisse qui peut donner ses cours dans la neige. Ce fut le cas dans les dernières semaines de décembre avec le cours de Philippe Gay.

neigeLe cours « théories de l’apprentissage »  permet d’appréhender des compétences comme développer la créativité, la métacognition ou les capacités d’autocontrôle au service de la mémorisation et sa partie pratique peut fort bien se donner à l’extérieur. Dans les agréables jardins de la HEP-VS, bien emmitouflés, les étudiants de la HEP-VS ont ainsi pu entraîner des jeux de rôles individuels et de groupe. Ce contact plus que direct avec le terrain se poursuit ces jours à Loèche-les-Bains puisque les étudiants de première année sont présentement à la découverte du ski et des beautés de la neige dans des conditions optimales.

Photo : Philippe Gay en compagnie d’étudiantes dans la neige de St-Maurice.

Etudiants de la HEP-VS
Trois minutes seuls sur la scène

Brig (pac) décembre 2017 : Tant à Brig qu’à St-Maurice, sous la conduite des deux professeures Denise Schmidhalter et Fabienne Romailler,  les étudiants de la HEP-VS présentent sur la scène une chorégraphie qui réunit musique, danse, rythme et mise en scène.

rhythmikLe métier d’enseignant présuppose une forte prise en compte du langage corporel. Se mouvoir de manière agréable et professionnelle devant un public d’élève appartient aux exigences. Dans le cadre du cours de rythmique 6.10, les étudiants doivent composer et présenter une brève chorégraphie qui réunit découpage musicale, musical, imagination et mise en scène corporelle, ce qui est un défi assez complexe. Une présentation interne ouverte conclut l’exercice et permet à chacune et à chacun de se positionner par rapport aux prestations des autres.

Photo : La classe du Haut-Valais de Denise Schmidhalter.

Noël à la HEP-VS
En route vers l' "Inverna"

St-Maurice (pac) décembre 2017 : Traditionnellement les étudiants et les professeurs de la HEP-VS partage avant Noël un apéritif commun. L’édition 2017 a permis au président Yann Cazorla  d’annoncer l’imminente Fête des étudiants du 26 janvier 2018.

noel-2017Le Directeur Patrice Clivaz souhaita à tous les étudiants et professeurs et à leur famille une pause de Noël à même de permettre de retrouver une certaine quiétude. La naissance du Christ est toujours un temps privilégié pour aborder d’un regard frais et nouveau l’année nouvelle. Celle-ci débute, selon les propos du président Cazorla, par une nouveauté avec l’organisation en janvier 2018 de la première fête d’hiver des étudiants. Dans la foulée de la célèbre et estivale « Despedida », plusieurs parlent déjà provisoirement de l’ « Inverna » qui s’annonce très prometteuse.

Photo : Le Directeur de la HEP-VS Patrice Clivaz et le président de l’association des étudiants, Yann Cazorla.

Midis de la recherche à la HEP-VS
Les textes argumentatifs à l’école primaire

St-Maurice (pac) décembre 2017 : Les midis de la recherche sont des moments de grande stimulation professionnelle et intellectuelle. Catherine Tobola  Couchepin y a présenté sa thèse de doctorat sur les textes argumentatifs à l’école primaire et les régulations apportées par les enseignants face aux difficultés des élèves. Ces textes, au-delà de la maîtrise fine de la langue, sont à la base de l’esprit d’analyse bien structuré vers lequel doit tendre toute politique de formation.

catherine tobolaSelon la nouvelle responsable de la formation primaire, le travail de production de textes argumentatifs à l’aide de séquences didactiques porte ses fruits déjà auprès des élèves du primaire. Catherine Tobola Couchepin a analysé  une série de réponses  à des courriers de lecteurs de même que des séquences d’enseignement filmées et des documents produits et collectés par les enseignants. Les élèves partant de niveaux différents, tous progressent de manière significative  et ce, plus particulièrement, au niveau de la prise en charge de la situation de communication, de la production d’arguments et de l’usage de connecteurs. C’est surtout la progression dans la mise en vigueur « d’arguments » articulés par des connecteurs qui a bénéficié de l’étude.

Argumenter avec des 9-10 ans
Parmi les principes qui se dégagent dans les conclusions il apparaît tout d’abord que le travail d’un genre de texte argumentatif  est possible avec élèves de 9 à 10 ans. Le sens commun ne voit opas toujours cette jeune population comme suffisamment mâture pour manipuler ce type de réflexion, toujours porté en haute estime dans l’exercice de la dissertation dans les classes du secondaire 2. Pour ne citer qu’une liste non exhaustive des conclusions de sa thèse, Catherine Tobola Couchepin prouve également l’importance de l’engagement des élèves dans la construction d’outils d’apprentissage, tels que les aide-mémoire par exemple, l’évaluation des productions personnelles ou de tiers, la plus-value des régulations interactives qui favorisent les gains d’apprentissage et l’importance majeure des gestes d’accompagnement pour les élèves en difficultés. Pour la formation des enseignants au sein des HEP, il s’agit surtout de les former à analyser et maitriser les savoirs en jeu afin qu’ils soient aptes à accompagner adéquatement les élèves dans leurs apprentissages en suscitant les interactions et en construisant des outils didactiques avec eux.Le 5 février 2018, c’est Hervé Barras qui se livrera au prochain exercice des « midis ».

Photo : Catherine Tobola.

Michael Roes présente le film «Bardo»
Des sourds qui tiennent classe

Brigue (dhi-pac) décembre 2017 : L'écrivain allemand et cinéaste Michael Roes, résidant ces jours à Loèche, est lauréat du prix de littérature «Spycher». A l'invitation d'Edmund Steiner, il a présenté à la HEP-VS son nouveau film, tourné avec les acteurs sourds.

DSC01716 bearbeitet-minLe film Bardo, une adaptation de la pièce de théâtre «Class Enemy», présente six élèves à l'âge entre seize et dix-huit ans. Après que tous les professeurs qui devaient enseigner jusqu'à présent dans cette classe aient abandonné, les élèves attendent le nouveau professeur. Mais ce matin personne ne vient. C’est pourquoi les jeunes se décident, en attendant, à jouer des professeurs eux-mêmes. Chacun enseigne une leçon que les autres tentent de saboter. Au cours de l’enseignement les garçons parlent d’eux-mêmes, de leurs nécessités, de leurs haines, de leurs peurs et de leurs aspirations. Le conflit naît entre eux quand ils apprennent que l'on les a abandonnés.

Enseigner avec gestes et des mimiques
Pour son adaptation de «Class Enemy» Michael Roes a choisi Tunis comme le lieu de tournage. Les protagonistes sont acteurs amateurs sourds qui communiquent en avec des gestes et des mimiques en s’exprimant de façon saisissante. Roes réussit à présenter les relations humaines et les aspects critiquant la société de la manière émotionnelle et authentique. A la suite du film, le cinéaste a pris du temps pour raconter le processus de formation de Bardo. Il a parlé de sa traduction en gestes d’un scénario anglais, des libertés artistiques que les acteurs ont prises et de la mise en œuvre technique. Le public a pu montrer son étonnement par rapport au petit budget et aux 14 jours à disposition pour tournage.

Photo : Michael Roes et le public regardent de manière tendue.

La HEP-VS revoit sa vision et son cockpit

Sion (pac) décembre 2017 : La réflexion sur la qualité des propres structures fait partie des missions permanentes d’une institution tertiaire. Avec l’aide du consultant externe issu de la HES SO Serge Imboden, la HEP-VS a revu durant plusieurs mois sa vision et son cockpit.

IMG 3309Autour d’élément tels que « Nous favorisons l’apprentissage autonome et responsable » ou « Nous renforçons notre entité  multiculturelle avec un profil distinct et ancré dans le terrain » la HEP-VS a passé par un processus largement participatif qui a permis à tous les membres de l’institution d’intervenir sur le socle commun de valeurs et d’objectifs qui définit la HEP-VS. En parallèle, le regard extérieur très qualitatif de Serge Imboden a permis d’empoigner la première phase de l’amélioration du cockpit de pilotage. Durant ces dernières années la HEP-VS n’a pas cessé d’augmenter le champ de ses activités et la gouvernance a dû prendre de la hauteur pour disposer d’instruments à même de suivre et de contrôler l’ensemble des projets. Les instruments proposés par Serge Imboden et la HES SO font référence au plan international. Une suite de mandat va permettre d’implémenter dans le concret les instruments à disposition.

Photo : Serge Imboden en appui aux réflexions des cadres de la HEP-VS.

5 ans du Réseau valaisan des écoles en santé
La verbalisation pour désarmer la violence

Sion (pac) novembre 2017 : Le Réseau valaisan des écoles en santé a 5 ans et depuis 3 ans, la HEP-VS participe activement aux diverses manifestations  et analyses. L’option « conférences » et « posters » a été retenue pour cet anniversaire qui a permis entres autres la présentation de best practices de fort belle facture, comme le projet des écoles de Vollèges-Levron né d’un sérieux problème de harcèlement. Jean-Michel Hiroz, directeur, et Dominique Bruchez, enseignante, ont ainsi présenté à un nombreux public, dont 2 classes de la HEP-VS dans le cadre du cours 1.5. des outils novateurs pour gérer les conflits, avec un accent sur la verbalisation qui peut désarmer la violence.

IMG 3281shopLe Réseau valaisan des écoles en santé est placé sous la responsabilité de Catherine Moulin-Roh de Promotion Santé Valais et son objectif principal est de motiver l’ensemble des écoles à aborder la thématique très générale de la santé, tant physique que psychique en mettant à disposition tout un savoir et un appui sur la question. Vincent Ebenegger lança la journée au nom du Département en rappelant que ce dernier, face à la multiplicité des intervenants «en santé » gravitant autour de l’école, voulait garder la priorité de la gestion des problématiques aux enseignants en rejetant une psychologisation de l’école. Bernard André, Professeur à la HEP-VD aborda le thème de la relation aux parents, ce qui déboucha sur des questions pointues coordonnées par Fabienne Degoumois, coordinatrice du Réseau, en particulier touchant les parents « démissionnaires ». André rejeta ce qualificatif, enjoignant les enseignants à faire preuve d’originalité pour approcher ces personnes avec des méthodes certainement différentes d’une invitation en fin d’après-midi dans la salle de classe.

Projet de Vollège-Levron accompagné scientifiquement par la HEP-VS
Jean-Michel Hiroz et Dominique Bruchez présentèrent le projet qu’ils mettent en place dans les classes de Vollèges et du Levron et qui part d’un cas concret. Sise en périphérie de Verbier, la région de Vollèges connaît une croissance démographique marquée par l’installation d’une population de langue anglaise. Le besoin de créer un cadre relationnel optimal entre les différents type de population se fait sentir et le projet vollégeard innove sur plusieurs aspects, avec un mixte d’activités prévues, passant par exemple des « jeux de coopération » aux « marchés de la compétence. » De manière très efficace. Dominique Bruchez démontra que si contrairement à des idées reçues, la violence recule de manière générale. Par contre, les cas d’enfants qui ne découvrent qu’à leur arrivée à l’école qu’il y a des règles et des interdits, sont toujours plus fréquents. Ces situations débouchent hélas sur une mauvaise canalisation des émotions et sont sous-tendues par des difficultés de verbalisation. L’école doit donc essayer d’empoigner ces cas de multiple manière. Ce projet bénéficie d’un suivi scientifique assuré par la HEP-VS par le biais d’Hervé Barras, Lirjia Nanami et Zoe Moody.

Photo : Catherine Moulin Roh, Jean-Michel Hiroz, Dominique Bruchez, et des étudiants de la HEP-VS.

Loi sur la HEP-VS
L’unanimité du Parlement

Sion (pac) novembre 2017 : Moment historique vécu par la HEP-VS au Parlement avec l’acceptation à l’unanimité de la révision de la Loi sur la HEP-VS. La HEP-VS peut enfin commencer concrètement la préparation de son dossier pour l’Agence d’accréditation. Sans les modifications légales adoptées, elle n’aurait même pas passé le cap de l’entrée en matière. La HEP-VS remercie le Parlement et se réjouit de l’excellent travail accompli par la commission parlementaire sous la présidence de Martin Loetscher accompagné de la vice-présidente Patricia Constantin et du rapporteur Bruno Perroud.

parlementA l’entrée en matière, à part les quelques remarques comme celles dirigées vers la coordination entre les enseignements et le poids de la théorie, éléments non directement traités ni par le projet de loi, ni par l’accréditation, le soutien a été unanime. Plusieurs députés ont insisté sur l’exemplaire maîtrise des coûts de la HEP-VS. Entre les propositions qui voulaient moins d’influence du Conseil d’Etat dans la HEP-VS et celle qui voulaient plus d’influence du Département, le Conseil d’Etat, la commission et le plénum ont su trouver un juste compromis qui dote la HEP-VS d’un instrument adapté et modernisé.

Le fort engagement du Chef du Département
Dans le débat final, les intervenants ont souligné la qualité des travaux préparatoires accomplis tant par la HEP-VS que par le Service pour aboutir à des textes très équilibrés qui renforcent la HEP-VS et soulignent la puissante volonté du Valais de rester présent sur le terrain du tertiaire par la seule haute école totalement valaisanne. Le fort engagement du Chef du Département et la qualité du travail ont permis de terminer sur un remarquable vote unanime qui dégage le terrain pour la longue et complexe marche vers l’accréditation.

Photo : Le Parlement accepte à l’unanimité la révision de la loi sur la HEP-VS.

Le Parlement valaisan adapte la Loi sur la HEP-VS
Garantir la place du Valais parmi les hautes écoles de Suisse

St-Maurice-Brig  (pac) – novembre 2017 : Pour une institution, la modification des bases légales est toujours un événement plus que marquant, car les éléments inscrits ont une longue durée de vie. Il y a plus de 20 ans, au milieu des années 1990, le Parlement fixait les bases légales de la Haute école pédagogique du Valais. Une génération et un siècle plus tard, le Conseil d’Etat du canton du Valais soumet à mi-novembre au Parlement une adaptation de ces dernières. Il le fait dans le cadre de la procédure nationale d’accréditation institutionnelle de toutes les hautes écoles de Suisse.  L’enjeu est central pour un canton non porteur d’une haute école universitaire, canton qui revendique sa volonté de bien garder la maîtrise du domaine de la formation, dont le berceau et le creuset se situent justement à la HEP-VS.

loi hepEn 1996 le Parlement décida d’insérer le Valais dans le grand mouvement de tertiarisation de la formation des enseignants primaires qui les vit ne plus être formés dans la tranche d’âge des 15-20 ans à l’école normale, mais dans celle des 20-23 après une formation générale de niveau de gymnase et avec l’obtention d’un bachelor. Cette prise de profondeur, de recul et d’étoffe par rapport à un métier rendu toujours plus complexe, tant au niveau juridique, technique qu’humain, s’est imposée dans toute l’Europe. Après quelques années durant lesquelles la HEP-VS n’a formé que des enseignants dans le domaine du primaire, elle s’est lancée dès 2005 dans la formation des enseignants du secondaire et de l’enseignement spécialisé, formation postérieure à un bachelor ou un master académique, qui étaient jusqu’alors toujours confiées à des instituts hors du canton. Depuis, la HEP-VS le fait avec un grand succès avec un système original de formation à temps partiel et fortement en système hybride d’enseignement à distance, puisque depuis plusieurs années, faute de place, elle doit régulièrement refuser du monde, particulièrement dans le cadre des formations du secondaire.

2015, la Confédération entre dans le jeu
La formation est un apanage cantonal et la HEP-VS s’en réjouit, car cela permet entre autres de donner une coloration aux pratiques scolaires. La nouvelle Loi fédérale sur la coordination des hautes écoles (LEHE) met un nouvel étage de coordination entre les cantons et la Confédération. Il n’est en rien question de pousser encore plus loin la méga-réorganisation des années 2000 avec le passage de quelque 150 écoles normales à une quinzaine de HEP sur tout le territoire suisse. Par contre, avec la définition claire des trois types distincts de haute école, à savoir haute école universitaire, haute école spécialisée et haute école pédagogique, la Confédération et les cantons sont entrés dans un jeu qui veut pousser encore plus haut le niveau et l’indépendance des hautes écoles, avec un accent central sur les systèmes qualité. Cette procédure à réaliser jusqu’à 2022 passe par une accréditation décernée par une agence spécialisée qui décidera tout simplement de l’existence ou pas de la haute école comme telle. En temps utile, une commission d’experts qui auront par exemple visité quelques jours plus tôt l’EPFL à Lausanne, pourra se retrouver à St-Maurice et à Brig. 

L’intérêt commun des autorités cantonales, des étudiants et des collaboratrices et collaborateurs de l’institution est donc la réussite de cet « examen » de passage. Pour obtenir le ticket d’entrée à la procédure d’accréditation, les lois respectives doivent mentionner expressis verbis la personnalité juridique de l’institution. C’est un élément indispensable et déclencheur de l’accréditation. Les modifications légales soumises cet automne au Parlement valaisan l’introduisent. En 2012, la HES SO a passé par le même chemin et en 2015 le Parlement fribourgeois a adopté à l’unanimité une loi très similaire pour la HEP-FR. Le Valais commence plus tard. Il convient d’y aller au plus vite, si l’on sait que la procédure dure au moins deux ans sans compter les délais d’inscription.

La seule haute école uniquement valaisanne du canton
Les autres hautes écoles sises partiellement en Valais participent à cette accréditation en étant liées ou intégrées à d’autres. La HEP-VS est la seule haute école totalement valaisanne. Son originalité bilingue la positionne sur deux sites avec  l’ensemble des  caractéristiques d’une haute école, de la recherche aux prestations de services. Ce sont par exemple plus de 5000 personnes qui chaque année sont accueillies à la HEP-VS en formation continue. A partir de l’acceptation souhaitée de la loi durant ce mois de novembre, la HEP-VS doit rentrer dans plusieurs années de travail intense pour correspondre aux critères de l’accréditation, qui s’ils ne concernent pas directement le contenu pédagogique, vérifient toute une série d’éléments de base comme la pérennité du soutien financier du canton, la participation des corps constitués ou l’engagement social et écologique de l’école. Tout en gardant la structure ancienne de la loi pour permettre aux parlementaires de bien voir d’où on vient et où on va, le travail législatif a également consisté à une évidente mise à jour du tout. Des éléments nouveaux tels que le corps intermédiaire, essentiel dans une haute école, ont ainsi été fortement renforcés et définis. La structure de gouvernance est restée simple et économique, avec un lien direct passant par le mandat de prestations entre les autorités et la HEP-VS par le biais de sa direction. De plus, en matière de prestations de service, une série d’éléments réalisés par des organes de l’Etat non soumis à l’accréditation devront être rapatriés à la HEP-VS pour augmenter son assise en la matière. En l’état, le fer de lance de cette prestation de service est l’animation pédagogique.

Une efficace proximité avec le pouvoir politique et les partenaires scolaires
Un des avantages de disposer dans le canton d’une haute école est de permettre au monde politique d’orienter les lignes générales de l’institution. On peut ainsi citer actuellement le débat sur des velléités de rallongement de la formation des enseignants du primaire. La HEP-VS s’oppose depuis longtemps à cette option et elle est en parfaite harmonie avec la stratégie du Département. Le modèle actuel a déjà il y a quinze ans largement rallongé la formation. Il a fait ses preuves avec une formation de bachelor. C’est par contre dans un accompagnement de type « long life learning », c’est-à-dire dans la formation continue que le savoir et les compétences doivent et peuvent être constamment améliorées. 

Un bon équilibre entre la mission de haute surveillance et de surveillance de l’Etat et du Département et la liberté d’action de la HEP-VS a donc été trouvé, et ce par le biais particulièrement de commissions d’accompagnement, tant stratégiques que pédagogiques, au sein desquelles tous les partenaires sont bien représentés. Tant le Chef du service de l’enseignement que le chef du Département et par lui le Conseil d’Etat ainsi que la Direction de la HEP-VS, soutiennent ce projet équilibré qui permet à la HEP-VS, après bientôt 20 ans d’existence, de passer définitivement au niveau supérieur requis, en revendiquant toutefois ses spécificités cantonales.

Photo : La Commission de l’éducation, de la formation, de la culture et des sports (EFCS) du Parlement avec le président Martin Loetscher, la vice-présidente Patricia Constantin (au centre de la photo) et le rapporteur Bruno Perroud a traité cet objet.