Actualités 2018

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Il se passe toujours quelque chose à la HEP-VS

Les mémoires de la HEP-VS
Un riche vivier d’analyses innovantes

St-Maurice (pac) – mai 2018 : Les travaux de bachelor et de master de la HEP-VS approfondissent diverses thématiques. Ils sont le fruit de la liberté de recherche des étudiants. Une récente étude interne à la HEP-VS démontre que ce sont les champs pédagogique, psychologique et didactique qui recueillent le plus d’intérêt en formation initiale. La présentation des travaux aux étudiants qui débutent est toujours un moment essentiel dans la phrase sensible du choix de la thématique.

diplomeNicole Jacquemet à St-Maurice et Edmund Steiner à Brig organisent chaque année la traditionnelle séance de présentation des mémoires de bachelor en formation initiale. En présentant brièvement le cœur de la problématique analysée à leurs plus jeunes collègues, les étudiants de dernière année s’aguerrissent dans l’optique de la soutenance de leur mémoire, tout en éveillant de nouvelles pistes de recherche pour les volées suivantes. Les étudiants n’hésitent pas à aborder des thèmes très actuels et difficiles, comme par exemple la perception d’attentats terroristes dans des classes à forte composante multiculturelle ou la comparaison entre les pratiques religieuses des jeunes enfants catholiques et protestants dans les cantons de Vaud et du Valais.

Investir encore plus la dimension didactique
L’analyse globale et longitudinale de tous les mémoires de la filière primaire, menée sous la responsabilité de Fabio Di Giacomo, adjoint de direction, met en évidence le fait qu'une large palette de travaux est réalisée à la HEP-VS, mais que la dimension didactique pourrait être encore davantage investie en lien avec les disciplines d'enseignement.

Photo : de g. à d. Bastien Bigler, étudiant au bachelor primaire, explique son travail de bachelor à Noémie Fai et Delphine Perren.

Symposium des langues
Le succès de la classe inversée

Sierre (pac) – avril 2018 : La HES SO en collaboration avec la HEP-VS s’est forgée depuis plus de 10 ans une belle réputation avec le bisannuel « Symposium des langues ». Le samedi 28 avril Leonard Adkins et Patrice Clivaz ont conduit plus de 250 personnes de Suisse, Italie et d’Angleterre sur le chemin toujours plus utilisé de la classe inversée.

symposium languesCette 6ème édition du Symposium a été ouverte par la conférence d’Ariane Dumont de la Haute école d’ingéniérie et de gestion à Yverdon. Inverser la classe revient à profondément modifier le rôle de l’enseignant en donnant à faire à la maison, en autonomie, des activités préparatoires. Les nouvelles technologies permettent ce transfert de données très interactif. S’inspirant des travaux d’Eric Mazur, Ariane Dumont défendit avec ardeur ce modèle qui se fonde sur la maïeutique de Socrate en  présentant des analyses neurologiques assez décapantes qui démontrent que l’activité cérébrale d’étudiants, dans un long cours ex cathedra, est moins intense que dans le sommeil.

Une remarquable palette d’ateliers
Partagés ensuite dans une vingtaine d’ateliers, les participants issus de nombreuses écoles privées du Valais et de l’arc lémanique, ainsi que de écoles publiques de Suisse et du Val d’Aoste profitèrent d’un panel éprouvé d’ateliers qui traitèrent d’une multitude d’opportunités pédagogiques. 40 étudiants de la HEP-VS purent ainsi s’habituer au monde concret de la formation continue avec des séquences telles que l’emploi d’une pelote en classe, du doublage de films en classe de langue, des traductions de blagues Carambar ou de la façon de booster l’enseignement avec les MITIC.

Photo : Les participants à la table ronde finale, de gauche à droite,  James Wingate, auteur pédagogique anglais, Marcela De Meuron, professeur à l’université de Lausanne, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, Leonard Adkins, professeur à la HES SO, Grabriela Vernetto, inspectrice d’enseignement au Val d’Aoste.

Midi de la recherche avec Sylvie Richard
Promouvoir le développement des compétences socio-émotionnelles des enfants de 5-6 ans

St-Maurice (pac) – avril 2018 : Faire semblant, rentrer dans un jeu de rôle. Les jeunes enfants y parviennent progressivement au cours du développement, mais l’enseignant-e doit profondément accompagner le capital essentiel incarné par les émotions. Ainsi, il s’agit par exemple d’utiliser les leviers tout en gérant les freins que constituent les émotions mixtes du petit enfant qui se réjouit d’aller dans une classe en ayant à la fois un peu peur. Joie, tristesse, colère et peur se laissent réguler par différentes stratégies dont des techniques physio-relaxantes. Avec son exposé sur ces questions, Sylvie Richard, professeure à la HEP-VS, a su captiver un large public d’enseignants et d’étudiants lors des Midis de la recherche.

midi rechercheLe projet de recherche de Sylvie Richard a été récemment présenté à Lyon lors de la journée de formation « Le cerveau à l’écoute du cœur ». Qu’est-ce que cela veut dire pour l’enfant « Sois attentif » ou « Calme-toi ».

Pratiquer les aptitudes émotionnelles par les jeux de rôle
Si un meilleur niveau langagier permet de plus facilement décrire et réguler les émotions, tout ne saurait passer par le langage à ce jeune âge et l’expérimentation permet de se « mettre dans la peau de ». Ainsi, l’enfant turbulent va jouer le rôle d’un docteur. Et comme un docteur, selon les règles de comportement à suivre quand on assume ce rôle, ça ne crie pas et ça ne s’emporte pas, l’enfant va pouvoir expérimenter, entraîner la sérénité d’une attitude et inhiber les actions qui ne correspondent à ce « rôle ». Sylvie Richard a ensuite présenté les résultats d’une comparaison d’études faites dans les années 50 par rapport à des études d’aujourd’hui sur la capacité à rester immobile dans un jeu de rôle, avec un voleur presque attrapé, qui doit se figer dans le silence. Les capacités à s’auto-contrôler ont diminué durant ce demi-siècle. Enseigner à jouer, en faisant semblant, apparaît comme une très fructueuse stratégie. Cela présuppose souvent que le maître ou la maîtresse n’hésite pas à participer pleinement dans les jeux de ses élèves, même si c’est à même sol.

Photo : Sylvie Richard durant son exposé.

Journée d’étude du GIRAF
La HEP-VS moteur des apprentissages fondamentaux

St-Maurice (pac) – avril  2018 : Depuis l’entrée en vigueur d’Harmos les anciennes classes enfantines ont été intégrées dans le cycle 1 qui rassemble les 4 premières années de la scolarité. Si ce changement a nettement revalorisé tout le travail essentiel réalisé avec les très jeunes élèves, il n’en demeure pas moins que le souci de « primarisation » existe. Le GIRAF, comme Groupe d’intervention et de recherche pour les apprentissages fondamentaux, commun à la HEP-VS et la HEP-VD, s’est fait un nom dans le domaine. Il a organisé à St-Maurice une journée d’étude de très haute tenue qui a connu une apogée avec la conférence de la professeure belge Sylvie Van Lint Muguerza « Ecole maternelle à la recherche d’un modèle d’évaluation ».

thumb GIRAFIsabelle Truffer représente la HEP-VS dans le cadre de la coordination romande pour les didactiques disciplinaires et notamment la création d’un master en didactique des apprentissages fondamentaux. La HEP-VS a dû s’engager assez fortement pour faire accepter qu’entre les prestigieuses mathématiques et autres langues, la didactique des « apprentissages fondamentaux » conquière son droit de cité comme un master à part entière à même de préparer la relève professorale dans les HEP. L’intense collaboration entre Isabelle Truffer de la HEP-VS et Anne Clerc de la HEP-VD a débouché sur un tandem très efficace et engagé qui a déjà publié maintes études. Le rassemblement sous le sympathique acronyme GIRAF a donné du corps à cette démarche originale qui a tissé des liens avec de nombreuses hautes écoles, de Göteborg en Suède jusqu’au Canada. Dans son mot de bienvenue, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, rappela que la HEP-VS avait le privilège avec ses deux langues de couvrir deux pratiques et visions historiquement différentes dans le domaine du Kindergarten ou de l’enfantine.

De sensibles variations d’exigences selon les cantons
Dans les conférences inaugurales Laetitia Progin de la HEP-VD mit l’accent sur le nouveau rôle des directions d’école plus simplement appelées à « faire tourner » l’école, mais à la « faire bouger ». Son analyse des prescriptions d’évaluation vaudoises et genevoises démontra de sensible différences par rapport au nombre de prescriptions pour les petits degrés. La discussion qui s’ensuivit avec les représentants de la SPVAL et des directions d’école démontra que le thème de l’évaluation dans le monde des petits est très délicat, voire souvent un peu tabou. 

Le métier d’élève
Après l’intervention d’Anne Clerc, devant un parterre auquel s’ajoutèrent une quinzaine d’étudiantes de la HEP-VS, la professeure belge Sylvie Van Lint Muguerza porta son attention sur l’apprentissage du métier d’élève. En Belgique, les petits vont quasiment tous à la maternelle dès 2 ans 1/2. La recherche de Van Lint Muguerza relate un constat fait auprès d’élèves de cinq ans, dont l’un arrive à domicile en disant « Aujourd’hui j’ai appris à faire pipi quand je dois pas ». Ses exemples oscillèrent entre les élèves dociles et les cognitifs, sur le chemin de ce qui demeure un défi en fonction des acquis antérieurs à l’école, sources de différences sociales, à savoir permettre à l’élève de percevoir clairement ce qu’il apprend. En lieu et place de travaux à domicile, elle prône un simple cahier journalier d’apprentissage, afin que dans l’idéal, si on fait choisir et assembler des pierres, ce n’est pas parce que la maîtresse l’a dit, mais parce que l’enfant veut bâtir des cathédrales.

PIRACEF
Carine Tripet Lièvre succède à Laurent Emery

Lausanne (pac) – avril 2018 : Pour sa 10ème rentrée, la formation romande PIRACEF s’est offerte un changement total des responsables, retraite des protagonistes oblige. Carine Tripet Lièvre succède ainsi à Laurent Emery pour représenter la HEP-VS.

piracefLa formation destinée aux Activités Créatrices et à l’Economie Familiale a mis sur le marché du travail durant cette dernière décennie quelque 250 professionnels issus des cantons de Berne francophone, Jura, Neuchâtel, Vaud et Valais. Ce programme de formation de 40 ECTS, dont les enseignements sont dispensés en cours d’emploi le mercredi sur 3 ans, conduit à une riche spécialisation. Les personnes détentrices d’une formation d’artisan y ajoutent 30 ECTS pour s’enrichir du savoir fondamental du métier d’enseignant pour l’enseignement de ces branches.

4 nouveaux membres du comité de pilotage
Durant des années, le Vaudois Denis Leuba, le Valaisan Laurent Emery et leur collègue de BEJUNE et de Fribourg ont marqué de leur griffe la mise en place de PIRACEF. Leur entrée en retraite a concordé avec celle du départ d’autres représentants cantonaux, tant et si bien que la représentante de la HEP-VS se retrouve dans un comité entièrement neuf présidé par la Vaudoise Rachel Attanasio, elle-même diplômée de la première volée de PIRACEF. Depuis 10 ans, c’est Patrice Clivaz qui, désigné par ses pairs du CAHR, ouvre la séance de présentation PIRACEF aux nouveaux étudiants. Le directeur de la HEP-VS a insisté sur le signal politique fort donné par le CAHR avec le succès de cette formation commune bien décentralisée sur l’espace romand, avec une partie des enseignements qui se tiennent à St-Maurice, pour des disciplines qui méritent une attention particulière. Quant à Mme Attanasio, elle a souligné le renforcement de l’identité des enseignants PIRACEF dans leur mission à assurer la formation de capacités transversales, notamment créativité et autonomie.

Photo : Les nouveaux étudiants valaisans PIRACEF en compagnie de Carine Tripet Lièvre et de Patrice Clivaz.

LITTERA Découverte
La HEP-VS au cœur des ateliers lecture

St-Maurice (pac) avril 2018 : La ville de St-Maurice, grâce au remarquable travail d’une équipe de passionnés, est au cœur de la littérature pour enfants et adolescents. La 14 ème édition de LITTERA Découverte a permis à la HEP-VS de s’impliquer à nouveau fortement dans une manifestation qui met la lecture au et dans le cœur de la jeunesse.

literaLe comité présidé par Mme Nicole Rappaz, avec en son sein l’enseignant spécialisé Fabrice Massy, comme responsable du concours y a présenté les résultats des 1200 écrits envoyés par des jeunes de toute la Romandie une sélection des meilleurs textes. Adèle Brodard, 13 ans de Fribourg y écrit avec beaucoup de tendresse «  Ca me revient. Nous sommes dans la cour de récré. J’étais un peu à l’écart d’un groupe de gens parfaits, écoutant sans écouter ce qu’ils disaient. Ca ne me dérange pas d’être seule. Mais à l’école, il ne faut jamais être seule ». Intervenant lors de la partie officielle, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, a rappelé la magie des mots tels que ceux d’Adèle, qui permettent de si bien passer aux trésors indispensables de l’imaginaire. Il a également félicité les étudiantes HEP-VS qui se sont fortement impliquées dans l’accompagnement des différents ateliers de lecture.

Photo : Les étudiantes HEP-VS à Littera Découverte.

Musique et évaluation au Cycle 3
Les professeurs des CO et « l’effet du hibou »

St-Maurice (pac) – avril 2018 : Les professeurs de musique sont contre la suppression des notes. La plaisanterie est connue. Ces derniers n’ont pas toujours la partie facile pour évaluer leurs élèves du Cycle d’orientation. Pour les aider, l’animation pédagogique musique de la HEP-VS sous la conduite de Claude-Eric Clavien a organisé en collaboration avec le Service de l’enseignement une excellente demi-journée sur le thème de l’évaluation.

IMG 4020Le riche exposé de Raphaël Pasquini de la HEP-VD est parti des limites posées par certaines grilles avec l’effet du hibou. Un élève futé peut ainsi remplir tous les critères posés par le maître et créer un hibou qui n’a rien d’un hibou. Ainsi, malgré des consignes détaillées, il pourrait obtenir une excellente appréciation tout en passant à côté du produit attendu et des apprentissages évalués. Il y aurait donc déficit de cohérence entre ce qui a été enseigné, ce que les enseignants pensent évaluer, ce qu’ils évaluent réellement et les résultats des élèves au regard des objectif en jeu, pour reprendre ce que Raphaël Pasquini a développé dans l’Educateur en avril 2017. Dans ce même axe de réflexions, un exposé sur un rappeur entre-t-il dans les acquis définis par le Plan d’étude qui lui-même parle d’objectifs très difficilement objectivables tels que tels que l’émotion, l’expression, la créativité ou les perceptions sensorielles ?

Les balises des bases légales
L’inspectrice Dominique Delaloye, également présidente de la Commission de branches Arts, rappela que toute une série de balises légales étaient à respecter comme la multiplicité et la traçabilité des évaluations. Autour du didacticien de la HEP-VS Jean-Maurice Delasoie et du Fribourgeois Pierre Etienne Sagnol, collaborateur pédagogique musique à la DICS, les professeurs de musique purent comparer leurs pratiques et évaluer une séquence audiovisuelle filmée par l’animation pédagogique dans une classe du CO de St-Guérin. Au CO, l’enseignement de la musique n’a qu’une heure par semaine mais la branche a un poids évident dans les décomptes annuels. Dans son mot de salutation, Patrice Clivaz, directeur de la HEP-VS, se félicita que l’animation pédagogique de la HEP-VS puisse apporter une aide aussi concrète et précieuse dans un champ essentiel où se côtoient automatiquement la puissante démarche méthodique des enseignants et la difficulté subjective du savoir à évaluer.

Photo : de g. à d. Jean-Marc Barras, Jean-Pierre Gaspoz, Dominique Delaloye, Raphaël Pasquini, Fabienne Romailler, Claude-Eric Clavien, Jean-Maurice Delasoie, Patrice Clivaz.

Your Challenge
Les enseignants de demain

Martigny (pac) – février 2018 : Chaque 2 ans Your Challenge accueille des milliers d’adolescents qui trouvent à l’exposition octodurienne un panel très exhaustif des métiers qu’ils peuvent choisir. Fédérations professionnelles et services d’orientation s’engagent au mieux pour présenter au public les avantages des différents parcours. Le stand de la HEP-VS figure parmi les passages obligés pour de nombreux jeunes. La HEP-VS s’est également illustrée cette année par une première historique qui a permis aux étudiants de 2ème année de fonctionner comme guide. Ils ont ainsi aiguisé leur connaissance du monde des métiers et affûté la capacité indispensable de gestion de groupes dans des conditions difficiles.

IMG 3918Sur demande de Claude Pottier, chef de la formation professionnelle, la HEP-VS a accepté de modifier son programme pour permettre à plusieurs classes d’entrer directement en contact privilégié avec le monde des métiers. Parmi les missions de l’enseignant figure la sensibilisation aux enjeux majeurs des choix de formation qui interviennent très majoritairement au cycle d’orientation. Claude Pottier présenta donc lors d’une séance préparatoire aux guides HEP-VS toute la pyramide des formations. La participation 2018 fut également un baptême du feu technique, puisque les étudiants de la HEP-VS travaillèrent avec une application sur natel, leur permettant de communiquer dans un environnement très bruyant avec la trentaine d’adolescents qui leur ont été confiés. Les étudiants de la HEP-VS ont accompli leur tâche avec bravoure, réagissant avec souplesse face à certaines difficultés, dont celles techniques, qu’il conviendra d’améliorer pour l’édition 2020.

Des inventeurs aux passerelles
Les questions au stand de la HEP-VS sont un baromètre des préoccupations des candidats potentiels. Parmi les questions fréquemment posées figurent celles des passerelles et des formations en emploi. Si la voie principale conduisant au bachelor d’enseignement primaire passe par la maturité gymnasiale, plusieurs autres chemins existent et la HEP-VS fait partie des HEP qui vivent fort bien cette mixité d’origine, avec un très bon taux d’étudiants provenant par exemple de la maturité spécialisée avec orientation pédagogie décernée à Monthey et à Brigue. Dans le même esprit, la possibilité de faire les études de master en cours d’emploi en Valais pour le secondaire semble maintenant bien connue. Tant les étudiants de la HEP-VS que le public apprécièrent également les travaux menés dans le cadre d’Explore-it avec la journée des inventeurs, elle-même fruit partiel de l’engagement de la HEP-VS.

Photo : Le chef de service Claude Pottier conduit les guides de la HEP-VS à travers Your Challenge.

Galerie d'images : Your Challenge

La HEP de Thurgovie en visite à la HEP-VS
Un canton derrière sa haute école

Brig (pac) – février 2018 : La direction de la HEP-VS a déjà été reçue à Kreuzlingen à la HEP Thurgovie. Lors de cette visite il fut possible de constater le très fort engagement du canton pour sa HEP, avec par exemple de fantastiques investissements dans un bâtiment de plus de 40 millions de francs. L’accueil de la direction de la HEP TG par la HEP-VS a permis de comparer le degré d’avancement des deux HEP dans le processus d’accréditation institutionnelle avec pour le Valais la grande satisfaction de l’acceptation récente à l’unanimité du Parlement valaisan des modifications de la Loi sur la HEP-VS, porte d’entrée de l’accréditation.

thurgauLa HEP-VS ne joue pour le moment pas tout à fait dans la même ligue que la HEP TG en ce qui concerne les bâtiments. Ses 8 bâtiments ont tous au moins 50 ans et le seul investissement qui a été réalisé dans les 15 dernières années comprend 2 millions pour la sécurité sismique. Hormis le bâtiment Regina Mundi à St-Maurice, la HEP-VS loue ses locaux et les investissements ont été intégrés dans les locations. Hans Munz, président du Conseil de la Haute école pédagogique de Thurgovie et Priska Sieber, Directrice de la HEP-TG découvrirent donc en Valais une autre situation que celle de la Thurgovie. Dans ce canton, le souverain a accepté en deux fois de très hauts investissements pour un remarquable bâtiment au bord du Lac de Constance. La comparaison pour les autres domaines démontre par contre que par exemple en ce qui concerne l’offre de formation ou l’organisation, les deux HEP sont très semblables.

La HEP-VS avec la Romandie et la HEP de Thurgovie avec  l’université allemande de Constance
Les deux HEP appartiennent aux HEP de taille moyenne en Suisse et toutes les deux ont une offre de formations très large. La HEP-VS est très engagée dans le cadre de la collaboration avec les didactiques romandes DIDRO. Pour la formation au niveau secondaire et pour certaines branches, ce sont ainsi les mêmes professeurs qui enseignent tant à l’Uni Genève qu’à la HEP-VS à St-Maurice. Etudiants et professeurs se déplacent ainsi sur l’espace d’un site à l’autre. En Thurgovie la HEP-TG finance directement des chaires en Allemagne voisine. Par ce biais, des étudiants suisses peuvent ainsi suivre une partie d’enseignement en Allemagne. La HEP-TG a environ 700 étudiants et un budget de 34 millions et la HEP-VS environ 550 étudiants avec 14 millions. La HEP-TG assume toutefois une série de prestations comme la médiathèque ou le centre informatique qui ne sont pas dans les responsabilités de la HEP-VS. 

L’engagement du Conseiller d’Etat Darbellay
La visite de la délégation de Thurgovie fut une occasion pour le chef du Département de visiter le bâtiment administratif de Brigue. La comparaison entre les deux HEP fut riche d’enseignement. Les deux institutions se trouvent au bord de la Suisse, dans des cantons à tradition rurale et les deux gouvernements ont mis l’accréditation institutionnelle dans leurs priorités. Le Conseil d’Etat Christophe Darbellay souligna l’importance d’un ancrage cantonal de la formation des enseignants. Il put se faire une bonne idée du niveau de préparation des deux institutions dans le cadre de l’accréditation et prit la mesure des efforts spéciaux en termes de ressources, qu’il convient de prendre pour y arriver, afin d’éviter les non-désirées « conditions » si le dossier n’est pas suffisant.

Photo : de g. à d. Peter Summermatter, Priska Sieber, Fabio Di Giacomo, Christoph Darbellay, Hans Munz, Marcel Blumenthal, Patrice Clivaz. 

Développement professionnel des étudiants
Hervé Barras entre le virtuel et le présentiel

St-Maurice (pac) – février 2018 : Les midis de la recherche ont questionné en ce début février le cœur de l’activité de la HEP-VS. Dans une HEP, il paraît évident que l’on aime l’école. Alors comment faire passer les étudiants d’une stratégie d’apprentissage en surface, qui permet de redire au bon moment la matière sans la conserver à long terme, à une stratégie en profondeur, qui rend les apprentissages pérennes. Le psychologue Hervé Barras y a présenté devant une belle quinzaine de collègues plusieurs études menée à la HEP-VS.

thumb developpe proApprofondissant les méandres des motivations individuelles, Hervé Barras partit de diverses études qui laissent entendre que, malgré les choix ciblés effectués, à l’université les étudiants qui débutent avec une volonté d’apprendre en profondeur, mais ils migrent rapidement vers de l’apprentissage stratégique en ne faisant que ce que l’enseignant leur demande afin de maximiser leur « performance » lors de l’évaluation. En conséquence, l’enseignant peut jouer un rôle non négligeable dans le choix stratégique de l’apprentissage de ses étudiants en proposant des tâches favorisant un apprentissage profond.

Le déficit d’image de la théorie
Commentant diverses études réalisées dans le cadre de la HEP-VS, Hervé Barras constata que nombre d’étudiants de HEP, après une quinzaine d’années d’expériences personnelles marquées par un contact quotidien avec la pratique enseignante, demandent paradoxalement encore plus de pratique et mésestiment à priori l’apport des sciences de l’éducation. L’importance des jeux de régulations fondés non seulement sur l’exemple éloquent des maîtres de stage, mais sur la confrontation avec des concepts scientifiques fondateurs, est très importante. Dans ce cadre, il apporta une comparaison très intéressante entre des phases d’étude en présentiel et en classe virtuelle. Si le virtuel dégage évidemment moins de « chaleur humaine », il produit des régulations de niveau plus élevé et contribue au développement professionnel des étudiants. 

SHS, bien-être scolaire et arts visuels
Les prochains midis de la recherche seront consacrés le 5 mars aux SHS, le 16 avril au bien-être scolaire et le 28 mai aux arts visuels.

Photo : Hervé Barras présente ses recherches.